Témoignages

PARENTS

Lila Boulel, mère d’un élève en primaire.


« Mon fils est dyspraxique. Dans son ancienne école, malgré toutes les attestations et examens que j’ai fournis à sa maîtresse, personne ne m’écoutait, et je voyais mon fils partir tous les matins à l’école en pleurant. Il était en échec scolaire malgré l’aide que je lui donnais.

À l’école Alexandre-Dumas, le directeur et la maîtresse m’ont reçue, ils m’ont écoutée et se sont adaptés en fonction des besoins de mon fils. Il a fait d’énormes progrès en un an. Mes deux autres enfants rejoignent Alexandre-Dumas à la rentrée ; ils n’ont pas de difficultés particulières mais je tiens à ce qu’ils aient une bonne instruction. »

 

Mme Cellier, mère d’un élève au collège.

 

« Nous n’avons pas tous le même cerveau, l’école doit pouvoir s’adapter à chaque enfant. Sinon c’est la perte de confiance assurée pour ceux qui ne rentrent pas dans le « moule ». »

 

ENFANTS

Célia, élève à Alexandre-Dumas.

« Dans mon ancienne école on me disait souvent que j’étais moche, mais là avec les uniformes, plus personne ne me le dit car on est tous pareils. »

 

Mohamed, élève à Alexandre-Dumas.

« J’aime bien cette école parce que, avant, dans mon autre école, je n’arrêtais pas de m’énerver, je criais sur les maîtres et maîtresses. Maintenant c’est différent, j’aide les autres et tout le monde m’aide aussi, alors qu’avant ils avaient peur de moi. »

 

ÉCOLE

Albéric de Serrant, directeur d’Alexandre-Dumas.

« Grâce à mon expérience dans l’enseignement privé sous contrat, aux Orphelins apprentis d’Auteuil et à l’Eau vive, j’ai forgé une approche éducative propre qui m’a semblé pouvoir réussir aux jeunes de banlieue. Une pédagogie fondée sur le souci d’éveiller le jeune à la beauté de la personne humaine et à sa dignité. Ce qui passe par beaucoup d’exigence et de disponibilité. J’ai rencontré d’autres professionnels de l’éducation désirant aussi s’engager pour instruire les jeunes de banlieue dans les territoires où l’échec scolaire est aujourd’hui le plus fort.

Pour réussir notre mission, nous sommes vite tombés d’accord sur le constat qu’il nous fallait la liberté de former des équipes professorales cohérentes constituées de professionnels volontaires. Il nous fallait aussi la latitude de choisir et d’adapter les méthodes aux jeunes tels qu’ils sont, loin de toute recette toute faite imposée d’en haut. La pédagogie est fille de l’observation personnelle. Quotidiennement. Sur le terrain. Et puis, et c’est fondamental, nous partageons l’objectif de mettre notre école au service des familles, avec lesquelles nous devrons avoir des relations fondées sur la confiance et le respect de la parole donnée. Ce sont elles les premières responsables de l’éducation de leur enfant, en banlieue tout autant qu’en centre-ville. C’est de cela qu’est née l’école pilote Alexandre-Dumas. »

 

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil

« Je sais ce que coûtent à l’État et aux Collectivités locales les nombreux dispositifs de soutien scolaire et je sais la galère de trop de nos jeunes qui quittent le système éducatif sans aucune qualification reconnue. Je sais également, pour en avoir personnellement cruellement souffert, qu’il y a plusieurs formes d’intelligence et que toutes n’arrivent pas à s’épanouir dans le système actuel. Alors trop de talents se perdent, trop de souffrances se vivent lorsque les jeunes ne sont pas accueillis et accompagnés dans un cadre plus propice à leur épanouissement.

C’est la raison pour laquelle j’ai très volontiers soutenu la création de l’école pilote Alexandre-Dumas. École bien entendu accessible financièrement à toutes les familles, elle ne pratique aucune sélection à l’entrée et surtout adapte ses méthodes pédagogiques de façon pragmatique et souple en fonction des seuls besoins constatés de l’enfant et de sa famille.
Les possibilités de choix des familles de ma commune, mais également des communes limitrophes, s’en trouvent accrues notamment pour les années de collège. C’est particulièrement précieux. Il est par ailleurs certain qu’un tel choix permet aux familles de s’intéresser très concrètement à la scolarité de leurs enfants et c’est également sensible dans l’investissement qu’elles manifestent dans l’école.
Cette petite école originale, qui a parfaitement fait sa place dans le paysage éducatif, stimule aussi l’ensemble des écoles des environs.

Vraiment je pense que ce type d’école répond à de vrais besoins et permet à chacun de trouver ce qui lui convient. C’est gagnant pour tout le monde et cela participe au renouveau éducatif si nécessaire dans certaines communes. En conséquence et à ces conditions, il me semblerait vraiment logique que les collectivités publiques puissent les soutenir davantage d’autant que leur efficience n’est plus à démontrer. »

 

Éric Mestrallet, chef d’entreprise et président de la Fondation Espérance banlieues

Eric-Mestrallet

« Confronté au management et au recrutement dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai acquis la conviction que l’école représente l’enjeu majeur de l’avenir de notre société. Trop de jeunes sont perdus dans le système scolaire actuel et troublés par une pédagogie et une approche éducative inadaptées à leurs besoins réels. 30 % de chaque génération sort du système scolaire sans aucune qualification reconnue !

Il faut innover et trouver des solutions car, privés d’instruction, les jeunes sont condamnés presque automatiquement à l’exclusion sociale. Cette lutte contre ce fléau commence dès les premières classes et c’est la raison pour laquelle la Fondation Espérance banlieues a décidé de s’engager aux côtés des créateurs d’écoles indépendantes en banlieue. Son objectif est de développer un modèle éducatif sur mesure à partir de l’expérience de cette école pilote en banlieue. »