Histoire de l’école

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Le Cours Alexandre Dumas a été le premier projet financé par la Fondation Espérance banlieues. Ouvert depuis septembre 2012, il constitue l’école pilote de la Fondation à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Ce projet est né de la rencontre de trois acteurs : des professionnels de l’enseignement, la Fondation Espérance banlieues et la commune de Montfermeil. En effet, des professeurs et des éducateurs ont décidé de s’engager en faveur de l’instruction et l’éducation des jeunes dans les banlieues difficiles dans un cadre leur permettant de s’adapter aux réels besoins des élèves, sans lourdeur administrative et avec la certitude d’être soutenus dans leur démarche.

A Montfermeil, les autorités locales souhaitaient depuis longtemps accroître le choix proposé aux familles, alors que la commune ne disposait pas d’un établissement secondaire privé et que la majorité des établissements alentours étaient classés ZEP (cf. témoignage du maire ci-dessous).

Le Cours Alexandre Dumas vise uniquement la population locale dans un contexte de grande urgence éducative : beaucoup d’enfants déscolarisés ou en décrochage scolaire, grand nombre d’élèves régulièrement renvoyés de leurs établissements scolaires, absence de collèges privés dans la commune, fuite importante des élèves vers des établissements extérieurs à la commune.

Cette école, qui regroupe primaire et collège, a rapidement su convaincre les familles et acteurs locaux de la du bien-fondé de son approche éducative.

Elle connaît une vive expansion : 12 élèves en septembre 2012, plus de 80 à la rentrée 2013 et une centaine en 2014. Pour l’année scolaire 2015-2016, le Cours Alexandre Dumas conserve son modèle cible d’une centaine d’élèves. Le Cours Alexandre Dumas suscite l’intérêt des élus locaux des banlieues des grandes agglomérations, qu’elles soient de gauche comme de droite, qui multiplient les voyages d’étude afin de trouver les moyens de déployer de telles écoles sur leur propre territoire.

 

Témoignage de M. le Maire :

« Je sais ce que coûtent à l’État et aux collectivités locales les nombreux dispositifs de soutien scolaire et je sais la galère de trop de nos jeunes qui quittent le système éducatif sans aucune qualification reconnue. Je sais également, pour en avoir personnellement cruellement souffert, qu’il y a plusieurs formes d’intelligence et que toutes n’arrivent pas à s’épanouir dans le système actuel. Alors trop de talents se perdent, trop se souffrances se vivent faute d’être accueillis et accompagnés dans un cadre plus propice à leur épanouissement.

C’est la raison pour laquelle j’ai très volontiers soutenu la création de l’école pilote Alexandre-Dumas. École, bien entendu accessible financièrement à toutes les familles, elle ne pratique aucune sélection à l’entrée et surtout adapte ses méthodes pédagogiques de façon pragmatique et souple en fonction des seuls besoins constatés de l’enfant et de sa famille.

Les possibilités de choix des familles de ma commune, mais également des communes limitrophes, s’en trouvent accrues notamment pour ce qui concerne les années du collège. C’est particulièrement précieux. Il est par ailleurs certain qu’un tel choix permet aux familles de s’intéresser très concrètement à la scolarité de leurs enfants et c’est également sensible dans l’investissement qu’elles manifestent dans l’école.

Cette petite école originale, qui a parfaitement fait sa place dans le paysage éducatif, stimule aussi l’ensemble des écoles des environs.

Vraiment je pense que ce type d’école répond à de vrais besoins et permet à chacun de trouver ce qui lui convient. C’est gagnant pour tout le monde et cela participe au renouveau éducatif si nécessaire dans certaines communes. En conséquence et à ces conditions, il me semblerait vraiment logique que les collectivités publiques puissent les soutenir davantage d’autant que leur efficience n’est plus à démontrer. »

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, septembre 2013

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